{"id":175409,"date":"2022-05-05T00:00:00","date_gmt":"2022-05-04T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bcfi.be\/inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-ipp-indices-deffets-indesirables-rares-mais-potentiellement-graves\/"},"modified":"2026-04-02T19:09:21","modified_gmt":"2026-04-02T17:09:21","slug":"inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-ipp-indices-deffets-indesirables-rares-mais-potentiellement-graves","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-ipp-indices-deffets-indesirables-rares-mais-potentiellement-graves\/","title":{"rendered":"Inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP) : indices d\u2019effets ind\u00e9sirables rares mais potentiellement graves"},"content":{"rendered":"<div class='summary'>\n<div>Les inhibiteurs de la pompe &agrave; protons (IPP) sont largement utilis&eacute;s&#x002C; et souvent &agrave; (tr&egrave;s) long terme. Ils sont en g&eacute;n&eacute;ral bien tol&eacute;r&eacute;s&#x002C; mais d&eacute;j&agrave; en 2016&#x002C; nous avons mentionn&eacute; dans les Folia des publications qui sugg&eacute;raient un <strong>risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables graves<\/strong>&#x002C; en particulier <strong>li&eacute; &agrave; leur usage prolong&eacute;<\/strong>.<\/div>\n<p> A l&rsquo;occasion de la publication de deux &eacute;tudes &eacute;valuant notamment la mortalit&eacute; sous IPP&#x002C; nous faisons le bilan des publications parues depuis 2016 sur la s&eacute;curit&eacute; des IPP.<br \/> &#8211; Des <b>publications<\/b> ont <b>&agrave; nouveau<\/b> trouv&eacute; un lien entre la prise d&rsquo;IPP et les pathologies suivantes : <b>n&eacute;phropathies<\/b>&#x002C; <b>infections gastro-intestinales&#x002C; fractures chez l&rsquo;adulte<\/b>.<br \/> &#8211; De nouveaux effets ind&eacute;sirables sont <b>&nbsp;<\/b>&eacute;voqu&eacute;s dans des publications r&eacute;centes&nbsp;: <b>d&eacute;c&egrave;s<\/b>&#x002C; <b>&eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires<\/b>&#x002C; <b>cancers gastriques<\/b>&#x002C; <b>diab&egrave;te<\/b>&#x002C; <b>fractures et asthme chez l&rsquo;enfant<\/b>&#x002C; <b>colonisation intestinale par des germes multi-r&eacute;sistants&#x002C; <\/b>risque de COVID-19 s&eacute;v&egrave;re.&nbsp;<br \/> &#8211; Les donn&eacute;es concernant le risque de d&eacute;mence et de pneumonie restent contradictoires. &nbsp;<br \/> Les donn&eacute;es proviennent <b>majoritairement d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles<\/b>&#x002C; qui ne permettent pas de tirer de conclusions fermes ni de liens de causalit&eacute;&#x002C; et qui sont parfois contradictoires. Les r&eacute;sultats de ces &eacute;tudes doivent en tout cas <b>inciter &agrave; la prudence<\/b>&#x002C; certainement lors de l&rsquo;utilisation prolong&eacute;e d&rsquo;IPP&#x002C; en respectant l&rsquo;indication et la dur&eacute;e de traitement d&eacute;termin&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part&#x002C; et en &eacute;valuant r&eacute;guli&egrave;rement la pertinence du traitement. Lors de l&rsquo;arr&ecirc;t&#x002C; un sch&eacute;ma d&eacute;gressif est recommand&eacute;&#x002C; en raison d&rsquo;un risque &eacute;lev&eacute; de rebond de dyspepsie en cas d&rsquo;arr&ecirc;t brutal. Ceci doit aussi &ecirc;tre discut&eacute; au pr&eacute;alable avec le patient. Notons que le retrait du march&eacute; des anti-H<sub>2 <\/sub>ne facilite pas l&rsquo;arr&ecirc;t des IPP.<\/div>\n<p>Les IPP font partie des m&eacute;dicaments les plus prescrits dans le monde&#x002C; et tr&egrave;s souvent &agrave; long terme. Selon des <a href='https:\/\/www.inami.fgov.be\/SiteCollectionDocuments\/infospot_top25_medicaments_2020.pdf'>donn&eacute;es de l&rsquo;INAMI<\/a>&#x002C; plus d&rsquo;un belge sur 6 a re&ccedil;u des IPP en 2020 (voir <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/3776?folia=3773'>Folia mars 2022<\/a>). Ce chiffre risque encore d&rsquo;augmenter suite au <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/3474?folia=3462#ran'>retrait du march&eacute; des anti-H<sub>2<\/sub><\/a> en 2020.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Les IPP sont en g&eacute;n&eacute;ral bien tol&eacute;r&eacute;s&#x002C; avec des effets ind&eacute;sirables mineurs (p.ex. troubles gastro-intestinaux&#x002C; c&eacute;phal&eacute;es&#x002C; rash).&nbsp;Les polypes b&eacute;nins des glandes fundiques sont aussi repris dans les RCP comme effet ind&eacute;sirable fr&eacute;quent.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>D&rsquo;autres effets ind&eacute;sirables plus rares mais potentiellement graves sont mentionn&eacute;s dans les RCP&#x002C; notamment des affections cutan&eacute;es s&eacute;v&egrave;res et des n&eacute;phrites interstitielles.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>On observe &eacute;galement souvent un rebond du reflux suite &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t du traitement&#x002C; ce qui peut mener &agrave; une reprise injustifi&eacute;e du traitement.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>En novembre 2016&#x002C; nous avons publi&eacute; un aper&ccedil;u d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles qui sugg&eacute;raient un <b>risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables suppl&eacute;mentaires peu fr&eacute;quents mais aussi potentiellement graves<\/b>&#x002C; dont certains d&rsquo;apparition tardive&#x002C; lors de la <b>prise &agrave; long terme d&rsquo;IPP<\/b>&nbsp;: n&eacute;phropathies&#x002C; d&eacute;mence&#x002C; infections gastro-intestinales&#x002C; pneumonies&#x002C; lupus &eacute;ryth&eacute;mateux diss&eacute;min&eacute;&#x002C; ost&eacute;oporose et fractures&#x002C; malabsorption de magn&eacute;sium et vitamine B12 [voir <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2659?folia=2654'>Folia novembre 2016<\/a>].<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>M&ecirc;me si les effets ind&eacute;sirables graves li&eacute;s aux IPP sont rares&#x002C; ils peuvent devenir significatifs au niveau d&rsquo;une population fortement expos&eacute;e&#x002C; de mani&egrave;re prolong&eacute;e&#x002C; aux IPP.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>La publication de deux &eacute;tudes &eacute;valuant entre autres la mortalit&eacute; sous IPP&#x002C; l&rsquo;une randomis&eacute;e contr&ocirc;l&eacute;e (RCT COMPASS)&#x002C; et l&rsquo;autre de cohorte prospective men&eacute;e chez des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains&#x002C; est l&rsquo;occasion de faire le point sur les &eacute;ventuels effets ind&eacute;sirables s&eacute;v&egrave;res des IPP en 2022.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Outre ces deux publications&#x002C; d&rsquo;autres &eacute;tudes ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es depuis 2016&#x002C; majoritairement observationnelles&#x002C; avec des r&eacute;sultats parfois contradictoires. Comme pour toutes les &eacute;tudes observationnelles&#x002C; l&rsquo;interpr&eacute;tation des r&eacute;sultats est difficile en raison des biais possibles (p. ex. population majoritairement &acirc;g&eacute;e&#x002C; comorbidit&eacute;s&#x002C; polym&eacute;dication)&#x002C; et un lien de cause &agrave; effet ne peut &ecirc;tre &eacute;tabli. De plus&#x002C; la taille et la dur&eacute;e des &eacute;tudes ne permettent pas toujours de mettre en &eacute;vidence des effets ind&eacute;sirables peu fr&eacute;quents et\/ou d&rsquo;apparition tardive.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Description des &eacute;tudes principales<\/h2>\n<p>Pour le pr&eacute;sent article&#x002C; des &eacute;tudes r&eacute;centes et m&eacute;ta-analyses ont &eacute;t&eacute; recherch&eacute;es avec comme question les effets ind&eacute;sirables sous IPP. Parmi ces &eacute;tudes&#x002C; deux sont importantes&nbsp;: l&rsquo;&eacute;tude COMPASS&#x002C; une RCT&#x002C; et une &eacute;tude chez des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains&#x002C; une large &eacute;tude de cohorte prospective.&nbsp; Ces &eacute;tudes sont int&eacute;ressantes parce qu&rsquo;elles sont moins sujettes aux biais habituels des &eacute;tudes de s&eacute;curit&eacute;&#x002C; qui sont la plupart du temps observationnelles et r&eacute;trospectives.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>L&rsquo;<b>&eacute;tude COMPASS <\/b>est une <b>RCT<\/b> qui a entre autres &eacute;valu&eacute; la s&eacute;curit&eacute; des IPP chez des patients &agrave; haut risque cardiovasculaire prenant un traitement antithrombotique. Bien qu&rsquo;il soit int&eacute;ressant d&rsquo;avoir une &eacute;tude randomis&eacute;e contr&ocirc;l&eacute;e sur la s&eacute;curit&eacute;&#x002C; il faut noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une population hautement s&eacute;lectionn&eacute;e et que la dur&eacute;e de suivi n&rsquo;est que de 3 ans. Les r&eacute;sultats d&eacute;taill&eacute;s plus loin sont donc &agrave; prendre avec prudence.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS est une RCT &agrave; trois bras de traitement qui a &eacute;valu&eacute; l&rsquo;efficacit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; du rivaroxaban&#x002C; de l&rsquo;acide ac&eacute;tylsalicylique&#x002C; ou des 2 traitements combin&eacute;s&#x002C; chez 27 400 patients &agrave; haut risque cardiovasculaire (pr&eacute;sentant une maladie coronarienne (principalement) ou une art&eacute;riopathie p&eacute;riph&eacute;rique symptomatique stables &agrave; haut risque de r&eacute;cidive [voir plus de d&eacute;tails dans le <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/3345?folia=3342'>Folia de mai 2020<\/a>]). La population &eacute;tait essentiellement masculine (80%)&#x002C; &acirc;ge moyen 68 ans&#x002C; 25% de fumeurs.<\/li>\n<li>Parmi ces patients&#x002C; ceux qui ne prenaient pas encore d&rsquo;IPP (17 600) ont &eacute;t&eacute; randomis&eacute;s pour recevoir soit du pantoprazole 40 mg 1 fois par jour (pour la pr&eacute;vention de saignements gastro-intestinaux)&#x002C; soit un placebo&#x002C; et ont &eacute;t&eacute; suivis pendant 3 ans. 20% des patients de chaque bras ont interrompu le traitement&#x002C; avec un temps m&eacute;dian d&rsquo;arr&ecirc;t de 1 an.<\/li>\n<li>Les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation portaient sur les &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires (infarctus&#x002C; AVC&#x002C; d&eacute;c&egrave;s&#x002C; maladie coronarienne&#x002C; isch&eacute;mie aigu&euml; d&rsquo;un membre)&#x002C; ainsi que sur d&rsquo;autres &eacute;v&eacute;nements ant&eacute;rieurement associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;utilisation d&rsquo;IPP&nbsp;: pneumonies&#x002C; infections gastro-intestinales (aussi &agrave; <i>Clostridioides<\/i> <i>difficile<\/i>)&#x002C; fractures&#x002C; atrophie gastrique&#x002C; insuffisance r&eacute;nale chronique et d&eacute;mence.<\/li>\n<li>Bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une RCT&#x002C; certaines limitations peuvent affecter les r&eacute;sultats&nbsp;:\n<ul>\n<li>La dur&eacute;e de suivi de 3 ans pourrait ne pas avoir &eacute;t&eacute; suffisante pour d&eacute;celer des effets ind&eacute;sirables tardifs ;<\/li>\n<li>La population de cette &eacute;tude est hautement s&eacute;lectionn&eacute;e. Les personnes&nbsp;pr&eacute;sentant une insuffisance cardiaque ou une insuffisance r&eacute;nale s&eacute;v&egrave;res &eacute;taient exclus&#x002C; ce qui peut affecter les r&eacute;sultats&#x002C; d&rsquo;autres &eacute;tudes ayant montr&eacute; une augmentation de la mortalit&eacute; cardiovasculaire ou r&eacute;nale sous IPP. D&rsquo;autres patients &eacute;taient &eacute;galement exclus&#x002C; entre autres ceux souffrant de d&eacute;mence&#x002C; BPCO s&eacute;v&egrave;re ou pr&eacute;sentant un risque &eacute;lev&eacute; de saignement.<\/li>\n<li>Pour certains crit&egrave;res&#x002C; le nombre d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements peut avoir &eacute;t&eacute; trop faible pour exclure un risque augment&eacute;<span class='folia-referentie-nummer'><sup>1-4<\/sup><\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<li>\n<p>L&rsquo;<b>&eacute;tude des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains <\/b>est une <b>&eacute;tude de cohorte prospective<\/b> qui a &eacute;valu&eacute; la mortalit&eacute; chez de nouveaux utilisateurs d&rsquo;IPP ou d&rsquo;anti-H<sub>2<\/sub>.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Cette &eacute;tude a suivi 214 000 v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains pendant 10 ans pour &eacute;valuer la mortalit&eacute; et ses causes chez des patients nouveaux utilisateurs d&rsquo;IPP (n = 157 000) ou d&rsquo;anti-H<sub>2<\/sub> (n = 57 000).<\/li>\n<li>Les patients inclus &eacute;taient principalement des hommes (&gt; 95%)&#x002C; blancs (&gt; 80%)&#x002C; &acirc;ge moyen 65 ans&#x002C; dont 40% de fumeurs ou anciens fumeurs. Plus de la moiti&eacute; a re&ccedil;u un IPP ou un anti-H<sub>2<\/sub> sans indication &eacute;tay&eacute;e. Les patients qui ont ajout&eacute; un anti-H<sub>2<\/sub> ou un IPP &agrave; leur traitement initial par&#x002C; respectivement&#x002C; IPP ou anti-H<sub>2<\/sub>&#x002C; ont &eacute;t&eacute; exclus.<\/li>\n<li>Le crit&egrave;re primaire &eacute;tait la mortalit&eacute; toutes causes et la mortalit&eacute; de causes sp&eacute;cifiques<sup><span class='folia-referentie-nummer'>2&#x002C; 5-7<\/span><\/sup>.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Nouveaux signaux d&rsquo;effets ind&eacute;sirables<\/h2>\n<h3>Mortalit&eacute; globale<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Selon des donn&eacute;es observationnelles r&eacute;centes&#x002C; la <b>mortalit&eacute; globale pourrait &ecirc;tre augment&eacute;e sous IPP<\/b> par rapport &agrave; la prise d&rsquo;anti-H<sub>2<\/sub>. Les causes seraient cardiovasculaires ou r&eacute;nales. Un tel lien n&rsquo;a par contre pas &eacute;t&eacute; rapport&eacute; dans la RCT COMPASS.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS &nbsp;n&rsquo;a <b>pas montr&eacute; de lien avec des d&eacute;c&egrave;s<\/b> chez des patients pr&eacute;sentant une maladie coronarienne ou art&eacute;rielle stable et hautement s&eacute;lectionn&eacute;s suivis pendant 3 ans.<sup><span class='folia-referentie-nummer'>1<\/span><\/sup><\/li>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains <b>a montr&eacute; une<\/b> <b>association entre la prise d&rsquo;IPP et le risque de d&eacute;c&egrave;s&nbsp;par rapport aux anti-H<sub>2 <\/sub><\/b>(plus disponibles en Belgique)&#x002C; avec 45 d&eacute;c&egrave;s suppl&eacute;mentaires pour 1&nbsp;000 patients sous IPP (+17%) sur 10 ans d&rsquo;observation. Les causes &eacute;taient cardiovasculaires ou r&eacute;nales. Pour les patients ayant re&ccedil;u des IPP sans indication claire (plus de 50% de la cohorte)&#x002C; il y avait aussi une association avec des d&eacute;c&egrave;s dus &agrave; des cancers digestifs hauts. La pr&eacute;sence d&rsquo;ant&eacute;c&eacute;dents ou de facteurs de risque pour ces pathologies ne modifiait pas le risque de d&eacute;c&egrave;s. Une relation proportionnelle entre la dur&eacute;e cumul&eacute;e d&rsquo;exposition aux IPP et le risque de mortalit&eacute;&nbsp;a aussi &eacute;t&eacute; trouv&eacute;e. La dur&eacute;e moyenne de prise d&rsquo;IPP &eacute;tait de 4 ans&#x002C; mais un lien avec les d&eacute;c&egrave;s toutes causes a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; trouv&eacute; pour 120 jours de prise.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>5&#x002C;6&#x002C;8<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une revue syst&eacute;matique de 3 &eacute;tudes observationnelles rapportant la mortalit&eacute; a &eacute;galement trouv&eacute; un <b>lien entre la prise d&rsquo;IPP et les d&eacute;c&egrave;s toutes causes<\/b> (OR 1&#x002C;68; IC &agrave; 95%&#x002C; 1&#x002C;53 &agrave; 1&#x002C;84). Cette revue syst&eacute;matique est surtout bas&eacute;e sur une &eacute;tude r&eacute;trospective danoise d&rsquo;une dur&eacute;e d&rsquo;un an&#x002C; qui a &eacute;valu&eacute; la mortalit&eacute; chez 20 000 patients sous acide ac&eacute;tylsalicylique apr&egrave;s un infarctus et prenant un IPP ou un anti-H<sub>2<\/sub>. Dans cette &eacute;tude&#x002C; la mortalit&eacute; &eacute;tait augment&eacute;e sous IPP (RH 2&#x002C;38 IC &agrave; 95%&#x002C; 2&#x002C;12 &agrave; 2&#x002C;67)&#x002C; mais <b>pas sous anti-H<sub>2<\/sub><\/b>.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>6<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Morbi-mortalit&eacute; cardiovasculaire<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Des donn&eacute;es r&eacute;centes provenant d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles et de RCT ont trouv&eacute; une <b>surmortalit&eacute; cardiovasculaire<\/b> sous IPP (par rapport aux anti-H<sub>2<\/sub>) ou une <b>augmentation des &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires<\/b>.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>\n<p>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a pas trouv&eacute; de morbi-mortalit&eacute; cardiovasculaire augment&eacute;e.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;&eacute;tude COMPASS&#x002C; aussi bien pour le crit&egrave;re primaire (crit&egrave;re composite infarctus&#x002C; AVC&#x002C; d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;origine cardiovasculaire) que pour les crit&egrave;res secondaires (maladie coronarienne&#x002C; isch&eacute;mie aigu&euml; au niveau des membres&#x002C; hospitalisation pour probl&egrave;me cardiovasculaire)&#x002C; il n&rsquo;y a <b>pas<\/b> eu <b>de diff&eacute;rence entre les groupes<\/b> pantoprazole et placebo. Les r&eacute;sultats n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; modifi&eacute;s lorsque les &eacute;v&eacute;nements du crit&egrave;re composite ont &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute;s s&eacute;par&eacute;ment. Il faut souligner que&#x002C; dans cette &eacute;tude&#x002C; le risque cardiovasculaire de base des patients &eacute;tait tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;&#x002C; y compris dans le groupe t&eacute;moin&#x002C; et qu&rsquo;ils n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; suivis que 3 ans. Pour ces raisons&#x002C; un &eacute;ventuel sur-risque peut ne pas avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude de cohorte des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains sugg&egrave;re une <b>augmentation des d&eacute;c&egrave;s de cause cardiovasculaire<\/b> pour les utilisateurs d&rsquo;IPP par rapport aux utilisateurs d&rsquo;anti-H<sub>2 <\/sub>(15 d&eacute;c&egrave;s suppl&eacute;mentaires attribuables pour 1000 patients en 10 ans d&rsquo;observation). Pour les patients recevant un IPP sans indication claire&#x002C; cette surmortalit&eacute; a &eacute;t&eacute; estim&eacute;e &agrave; 23 pour 1&nbsp;000 patients. Cette &eacute;tude n&rsquo;a &eacute;valu&eacute; que la mortalit&eacute;&#x002C; les &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires non fatals n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s<\/li>\n<li>Une m&eacute;ta-analyse de RCT sur 7540 patients pr&eacute;sentant un reflux gastro-oesophagien a &eacute;valu&eacute; le risque d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement cardiovasculaire en cas de prise d&rsquo;IPP. Elle a trouv&eacute; <strong>une augmentation des &eacute;v&eacute;nements cardiovasculaires<\/strong> (+70%)&#x002C; avec en particulier un risque estim&eacute; doubl&eacute; en cas de traitement &agrave; long terme (plus de 8 semaines).<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>9<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Cancers gastriques<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Des r&eacute;sultats de plusieurs &eacute;tudes observationnelles semblent indiquer un <b>lien entre la prise d&rsquo;IPP<\/b> et la survenue de <b>cancers gastriques<\/b> (y compris des d&eacute;c&egrave;s) par rapport aux anti-H<sub>2<\/sub>. L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a <b>pas<\/b> trouv&eacute; <b>de lien entre l&rsquo;utilisation d&rsquo;IPP et les cancers<\/b> en g&eacute;n&eacute;ral.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains a trouv&eacute; une <b>association<\/b> entre les <b>d&eacute;c&egrave;s pour cause de cancers digestifs hauts<\/b> et la prise d&rsquo;IPP (par rapport aux anti-H<sub>2<\/sub>) chez les patients qui en recevaient sans indication &eacute;tay&eacute;e&#x002C; avec 3 d&eacute;c&egrave;s suppl&eacute;mentaires pour 1&nbsp;000 patients en 10 ans d&rsquo;observation.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>5<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une autre large &eacute;tude prospective r&eacute;alis&eacute;e au Royaume Uni chez 1 160 000 patients nouveaux utilisateurs d&rsquo;IPP versus anti-H<sub>2 <\/sub>a trouv&eacute; une <b>augmentation du risque de cancer gastrique<\/b> d&rsquo;environ 45% pour une dur&eacute;e de m&eacute;diane de traitement de 139 jours pour les IPP versus 55 jours pour les anti-H<sub>2<\/sub>&#x002C; avec des number needed to harm (NNN) de 2&nbsp;100 pour un suivi de 5 ans et de 1&nbsp;200 pour un suivi de 10 ans.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>10<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une m&eacute;ta-analyse d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles&nbsp;a &eacute;galement trouv&eacute; un lien entre la prise d&rsquo;IPP et les cancers gastriques&#x002C; avec un <b>risque estim&eacute; doubl&eacute; au-del&agrave; d&rsquo;un an de traitement<\/b>. Des analyses de sous-groupe ont montr&eacute; des r&eacute;sultats significatifs pour les participants d&rsquo;origine asiatique (ayant plus fr&eacute;quemment des cancers gastriques) ou sans infection par <i>H. pylori<\/i>. Par contre&#x002C; les r&eacute;sultats n&rsquo;&eacute;taient pas significatifs pour les populations caucasiennes&#x002C; et les patients porteurs d&rsquo;<i>H. pylori<\/i>.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>6&#x002C;11<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Diab&egrave;te<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Plusieurs &eacute;tudes de cohorte prospectives r&eacute;centes attirent l&rsquo;attention sur un <b>lien possible<\/b> entre la prise d&rsquo;IPP et le risque de d&eacute;velopper un <b>diab&egrave;te de type 2<\/b>&#x002C; avec divers m&eacute;canismes plausibles avanc&eacute;s. Ce lien n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans la RCT COMPASS.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a <b>pas trouv&eacute; d&rsquo;augmentation des cas de diab&egrave;te<\/b> dans une population d&eacute;j&agrave; relativement &acirc;g&eacute;e&#x002C; avec un suivi de seulement 3 ans.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une publication a regroup&eacute; les donn&eacute;es concernant le diab&egrave;te provenant de trois &eacute;tudes de cohorte prospectives sur la sant&eacute; de professionnels de sant&eacute; am&eacute;ricains suivis pendant 9 &agrave; 12 ans. Pour les 200 000 personnes incluses&#x002C; le <b>risque de diab&egrave;te &eacute;tait augment&eacute;<\/b> de 24% en cas de prise r&eacute;guli&egrave;re d&rsquo;IPP. Ce risque augmentait avec la dur&eacute;e de traitement et r&eacute;gressait &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t. Cette augmentation de risque a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e chez les personnes avec une tension art&eacute;rielle et un BMI bas.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>12<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une &eacute;tude de cohorte prospective sur 9500 patients sans diab&egrave;te a montr&eacute; une <b>augmentation du risque de diab&egrave;te en cas de prise actuelle d&rsquo;IPP<\/b> (RH 1&#x002C;69&#x002C; IC &agrave; 95% 1&#x002C;36-2&#x002C;10)&#x002C; en relation avec la dose et la dur&eacute;e. Ce risque existait aussi pour une utilisation pass&eacute;e&#x002C; bien que plus faible. Dans cette &eacute;tude&#x002C; la prise d&rsquo;anti-H<sub>2<\/sub> n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; associ&eacute;e &agrave; la survenue de diab&egrave;te.<sup><span class='folia-referentie-nummer'>13<\/span><\/sup><\/li>\n<li>Divers m&eacute;canismes sont &eacute;voqu&eacute;s pour expliquer ce lien possible entre prise d&rsquo;IPP et diab&egrave;te&nbsp;: modifications du microbiote&#x002C; ph&eacute;nom&egrave;nes inflammatoires&#x002C; modification du m&eacute;tabolisme glucidique.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>12&#x002C;13<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Asthme chez l&rsquo;enfant<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Une &eacute;tude observationnelle sugg&egrave;re une augmentation du <b>risque d&rsquo;asthme<\/b> chez l&rsquo;enfant&#x002C; en particulier chez le <b>nourrisson<\/b> et le <b>jeune enfant<\/b>.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Une &eacute;tude observationnelle sur base de donn&eacute;es nationales su&eacute;doises chez 81 000 enfants&#x002C; group&eacute;s par paires&#x002C; de 0 &agrave; 17 ans (&acirc;ge moyen 12&#x002C;9 ans&#x002C; dur&eacute;e m&eacute;diane de suivi 3 ans) sugg&egrave;re une <b>augmentation du risque d&rsquo;asthme chez les enfants<\/b> d&eacute;butant un IPP par rapport &agrave; des non utilisateurs&#x002C; avec 8 cas suppl&eacute;mentaires pour 1&nbsp;000 personnes-ann&eacute;es (<i>rapport de hasards<\/i> + 57%). Cette augmentation &eacute;tait observ&eacute;e &agrave; travers tous les groupes d&rsquo;&acirc;ge et &eacute;tait la plus &eacute;lev&eacute;e chez les nourrissons et les jeunes enfants. Elle n&rsquo;&eacute;tait pas li&eacute;e &agrave; la dur&eacute;e de traitement (de moins d&rsquo;un mois &agrave; plus d&rsquo;un an). Une &eacute;tude ant&eacute;rieure avait aussi trouv&eacute; une augmentation du risque d&rsquo;asthme chez des nourrissons ayant pris des IPP avant l&rsquo;&acirc;ge de 6 mois.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>14&#x002C;15<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fractures chez l&rsquo;enfant<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Des donn&eacute;es observationnelles attirent l&rsquo;attention sur un <b>risque de fracture<\/b> chez&nbsp; <b>l&rsquo;enfant<\/b> de plus de 6 ans&#x002C; en lien avec la dur&eacute;e de traitement.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Une &eacute;tude de cohorte sur base de donn&eacute;es nationales su&eacute;doises chez 230 000 enfants de moins de 18 ans&#x002C; sans facteurs de risque de fractures&#x002C; suivis en moyenne pendant 2 ans&#x002C; a &eacute;valu&eacute; le risque fracturaire sous IPP versus anti-H<sub>2<\/sub>. Les r&eacute;sultats ont montr&eacute; une <b>l&eacute;g&egrave;re augmentation du risque fracturaire chez les enfants de plus de 6 ans<\/b>&nbsp;: 20 versus 18 pour 1&nbsp;000 patients-ann&eacute;e. Ce risque concernait les fractures au niveau des membres mais pas au niveau du cr&acirc;ne ni de la colonne vert&eacute;brale. Il apparaissait d&eacute;j&agrave; dans les 30 premiers jours de traitement et &eacute;tait li&eacute; &agrave; la dur&eacute;e de traitement.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>15-17<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Infections<\/h3>\n<p><u>Bact&eacute;ries digestives multi-r&eacute;sistantes<\/u><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Une revue syst&eacute;matique d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles a trouv&eacute; que la prise d&rsquo;IPP &eacute;tait associ&eacute;e &agrave; un plus grand <b>risque de colonisation par des bact&eacute;ries digestives multi-r&eacute;sistantes<\/b> (ent&eacute;robact&eacute;ries multi-r&eacute;sistantes et ent&eacute;rocoques vancomycine-r&eacute;sistants). Ce risque relatif augmenterait de 80%. Parmi les 17 &eacute;tudes&#x002C; 2 ont trouv&eacute; une association entre la dur&eacute;e du traitement et le risque de colonisation.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>18-22<\/sup><\/b><\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><u>COVID-19<\/u><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Certaines m&eacute;ta-analyses d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles ont trouv&eacute; une association entre la prise d&rsquo;IPP et le <b>risque de pr&eacute;senter une forme plus s&eacute;v&egrave;re de COVID ou de le contracter<\/b>&#x002C; mais les r&eacute;sultats sont contradictoires. Des donn&eacute;es sugg&egrave;rent que la prise r&eacute;cente (dans les 30 jours) augmente ce risque mais pas une prise plus ancienne.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>23-28<\/sup><\/b><\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Confirmation de signaux<\/h2>\n<h3>N&eacute;phropathies<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Des donn&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles semblent indiquer un risque de n&eacute;phropathie et une augmentation des d&eacute;c&egrave;s dus &agrave; une insuffisance r&eacute;nale chronique. Le risque de n&eacute;phropathie avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence dans des publications pr&eacute;c&eacute;dentes. La RCT COMPASS n&rsquo;a par contre pas trouv&eacute; de lien.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a <b>pas trouv&eacute; d&rsquo;augmentation des insuffisances r&eacute;nales chroniques<\/b>. Les patients avec insuffisance r&eacute;nale s&eacute;v&egrave;re ont &eacute;t&eacute; exclus d&rsquo;embl&eacute;e. Des analyses a posteriori excluant les patients avec une insuffisance r&eacute;nale mod&eacute;r&eacute;e n&rsquo;ont pas modifi&eacute; les r&eacute;sultats selon les auteurs.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude des v&eacute;t&eacute;rans am&eacute;ricains rapporte une <b>augmentation des d&eacute;c&egrave;s dus &agrave; une insuffisance r&eacute;nale chronique<\/b> chez les utilisateurs d&rsquo;IPP&#x002C; avec 4 d&eacute;c&egrave;s suppl&eacute;mentaires pour 1000 patients sous IPP.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>5<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Deux m&eacute;ta-analyses d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles ont trouv&eacute; une <b>association entre la prise d&rsquo;IPP et le risque de n&eacute;phropathies<\/b>&nbsp;: n&eacute;phrites interstitielles&#x002C; insuffisance r&eacute;nale aigu&euml; (+60%) et chronique (+30%)&#x002C; insuffisance r&eacute;nale terminale.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>6&#x002C;29&#x002C;30<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Infections digestives<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Diverses publications ont pr&eacute;c&eacute;demment associ&eacute; la prise d&rsquo;IPP &agrave; un <b>risque d&rsquo;infections<\/b> <b>digestives&#x002C; en particulier &agrave; <i>Clostridioides difficile<\/i><\/b>. La RCT COMPASS a &eacute;galement trouv&eacute; un lien avec des infections digestives&#x002C; mais le r&eacute;sultat n&rsquo;&eacute;tait pas statistiquement significatif pour <i>Clostridioides difficile<\/i>. La suppression de l&rsquo;acidit&eacute; gastrique qui est une barri&egrave;re naturelle contre les infections est un m&eacute;canisme plausible avanc&eacute;.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS a trouv&eacute; un <b>lien entre la prise d&rsquo;IPP et le risque d&rsquo;infection gastro-intestinale<\/b> (RC = 1&#x002C;33 ; IC &agrave; 95% 1&#x002C;01 &agrave; 1&#x002C;75&nbsp;; NNN 301). Par contre&#x002C; bien que le nombre d&rsquo;infections &agrave; <i>Clostridioides difficile <\/i>ait &eacute;t&eacute; doubl&eacute; avec le pantoprazole versus placebo&#x002C; ce r&eacute;sultat n&rsquo;&eacute;tait pas statistiquement significatif.<i> <\/i>&nbsp;Les auteurs pr&eacute;cisent que le faible nombre total d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements (13) a pu emp&ecirc;cher l&rsquo;obtention d&rsquo;un r&eacute;sultat statistiquement significatif. Des publications ant&eacute;rieures avaient relev&eacute; un lien entre la prise d&rsquo;IPP et la survenue d&rsquo;infections &agrave; <i>Clostridioides difficile<\/i>.<span class='folia-referentie-nummer'><sup>1&#x002C;31<\/sup><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fractures<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Des donn&eacute;es observationnelles attirent de nouveau l&rsquo;attention sur un <b>risque de fracture<\/b> chez <b>l&rsquo;adulte<\/b>. Il n&rsquo;a par contre pas &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence dans la RCT COMPASS.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a <b>pas trouv&eacute; d&rsquo;augmentation des fractures apr&egrave;s 3 ans<\/b>. Pour rappel&#x002C; la population de cette &eacute;tude est hautement s&eacute;lectionn&eacute;e&#x002C; avec une majorit&eacute; d&rsquo;hommes&#x002C; ce qui peut entra&icirc;ner une sous-estimation du risque pour les femmes&#x002C; plus &agrave; risque de fractures.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une revue syst&eacute;matique d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles (24 &eacute;tudes&#x002C; 2&#x002C;1 millions de patients) dont les participants avaient pris un IPP pendant au moins 1 mois et suivis pendant 3 ans&#x002C; a trouv&eacute; une <b>augmentation du risque de fracture de hanche<\/b> (+20%). Le risque &eacute;tait en lien avec la dose mais pas avec la dur&eacute;e de prise.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>32 <\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Donn&eacute;es controvers&eacute;es<\/h2>\n<p>Concernant les d&eacute;mences et le risque d&rsquo;infections respiratoires&#x002C; les signaux mentionn&eacute;s en 2016 n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;s&#x002C; et il n&rsquo;est pas possible &agrave; l&rsquo;heure actuelle d&rsquo;affirmer une augmentation du risque pour ces pathologies.<\/p>\n<h3>D&eacute;mence<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Pr&eacute;c&eacute;demment&#x002C; une &eacute;tude prospective avait montr&eacute; un lien entre la prise d&rsquo;IPP et le risque de d&eacute;mence&#x002C; par rapport aux non-utilisateurs. Cet effet ind&eacute;sirable n&rsquo;a <b>plus &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence<\/b> dans une revue syst&eacute;matique d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles ni dans la RCT COMPASS.<\/p>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude COMPASS n&rsquo;a <b>pas trouv&eacute; d&rsquo;association<\/b> entre la prise d&rsquo;IPP et la survenue de <b>d&eacute;mences<\/b>. Les patients pr&eacute;sentant d&eacute;j&agrave; une d&eacute;mence &eacute;taient exclus de l&rsquo;&eacute;tude.<span class='folia-referentie-nummer'><b><sup>1<\/sup><\/b><\/span><\/li>\n<li>Une revue syst&eacute;matique d&rsquo;&eacute;tudes observationnelles sur 640 000 personnes&#x002C; principalement des femmes (64%) de plus de &gt; 65 ans&#x002C; avec un suivi de 5 &agrave; 10 ans&#x002C; n&rsquo;a <b>pas montr&eacute; d&rsquo;association entre la prise d&rsquo;IPP et l&rsquo;apparition de d&eacute;mences<\/b>&#x002C; y compris de d&eacute;mence d&rsquo;Alzheimer. Cette revue syst&eacute;matique a inclus l&rsquo;&eacute;tude discut&eacute;e dans le Folia de novembre 2016 faisant &eacute;tat d&rsquo;un risque augment&eacute; de d&eacute;mence li&eacute; &agrave; la prise d&rsquo;IPP.<sup><span class='folia-referentie-nummer'><sup>33&#x002C;34<\/sup><\/span><\/sup><\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Infections respiratoires<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>La RCT COMPASS n&rsquo;a <b>pas montr&eacute; d&rsquo;augmentation <\/b>du risque de pneumonie. Des publications ant&eacute;rieures avaient trouv&eacute; des <b>r&eacute;sultats contradictoires<\/b>&#x002C; certaines montrant une augmentation du risque&#x002C; d&rsquo;autres pas.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Lupus &eacute;ryth&eacute;mateux cutan&eacute; subaigu<\/h3>\n<ul>\n<li>\n<p>Le Folia de 2016 &eacute;voquait un lien entre les IPP et la survenue de <b>rares cas de lupus &eacute;ryth&eacute;mateux cutan&eacute; subaigu<\/b>. Des publications de 2017 placent les IPP parmi les m&eacute;dicaments les plus &agrave; risque de provoquer un lupus &eacute;ryth&eacute;mateux. Cette estimation est bas&eacute;e sur le nombre de rapports de cas dans la litt&eacute;rature&#x002C; et ne permet pas d&rsquo;avoir une id&eacute;e chiffr&eacute;e du risque &eacute;ventuel.<span class='folia-referentie-nummer'><sup>35<\/sup><\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Commentaire du CBIP<\/h2>\n<ul>\n<li>\n<p>Concernant le risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables graves sous IPP&#x002C; la RCT COMPASS montre des r&eacute;sultats rassurants&#x002C; mais la population est hautement s&eacute;lectionn&eacute;e&#x002C; et l&rsquo;&eacute;tude ne dure que 3 ans. Ces donn&eacute;es doivent &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;es avec prudence&#x002C; surtout concernant les risques &agrave; long terme.&nbsp;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>De m&ecirc;me&#x002C; une synth&egrave;se de revues syst&eacute;matiques r&eacute;cente&#x002C; inlcuant des RCT et des &eacute;tudes de cohorte sur la s&eacute;curit&eacute; des IPP&#x002C; confirme que les RCT ne montrent en g&eacute;n&eacute;ral pas de lien avec des effets ind&eacute;sirables&#x002C; et que ceci est inh&eacute;rent &agrave; la nature des RCT (notamment leur dur&eacute;e et une population limit&eacute;e). Cette revue syst&eacute;matique confirme que&#x002C; si on se limite aux preuves de haute qualit&eacute; (surtout RCT)&#x002C; il faut accorder une attention particuli&egrave;re &agrave; l&rsquo;association entre la prise d&rsquo;IPP et la survenue de fractures&#x002C; insuffisance r&eacute;nale chronique ou infection &agrave; <i>Clostridioides difficile<\/i>.<span class='folia-referentie-nummer'><sup>36<\/sup><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Concernant la s&eacute;curit&eacute; des m&eacute;dicaments &agrave; long terme&#x002C; nous sommes d&eacute;pendants de signaux potentiellement biais&eacute;s provenant des &eacute;tudes observationnelles. C&rsquo;est &eacute;galement le cas pour les IPP&#x002C; mais la <b>r&eacute;p&eacute;tition de certains r&eacute;sultats est un indice qu&rsquo;il faut &ecirc;tre attentif &agrave; la survenue d&rsquo;effets ind&eacute;sirables&#x002C; y compris graves&#x002C; avec les IPP&#x002C; surtout en cas de prise prolong&eacute;e.<\/b> Vu le nombre tr&egrave;s &eacute;lev&eacute; de patients prenant un IPP&#x002C; un risque&#x002C; m&ecirc;me faible&#x002C; peut poser un probl&egrave;me significatif au niveau de la population. &nbsp;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Pour l&rsquo;instant&#x002C; les caract&eacute;ristiques des &eacute;ventuelles personnes &agrave; risque de d&eacute;velopper des effets ind&eacute;sirables sous IPP ne sont pas connues.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>En attendant des donn&eacute;es plus solides&#x002C; il convient d&rsquo;&ecirc;tre attentif lors de <b>l&rsquo;instauration du<\/b> <b>traitement&nbsp;: indication &eacute;tay&eacute;e&#x002C; dur&eacute;e de traitement pr&eacute;d&eacute;finie et &eacute;valuation r&eacute;guli&egrave;re<\/b>.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Dans plusieurs &eacute;tudes&#x002C; les anti-H<sub>2<\/sub> ont sembl&eacute; montrer une plus grande s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;utilisation que les IPP. Ils provoquent aussi moins d&rsquo;effet rebond. Il est regrettable qu&rsquo;en Belgique aucun anti-H<sub>2<\/sub> ne soit plus disponible&#x002C; contrairement &agrave; la plupart des pays avoisinants.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Rappelons aussi que&#x002C; lorsqu&rsquo;on souhaite arr&ecirc;ter un traitement par IPP&#x002C; le patient doit &ecirc;tre inform&eacute; de la possibilit&eacute; d&rsquo;un effet rebond &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t du traitement. Diff&eacute;rentes strat&eacute;gies peuvent aider le patient &agrave; arr&ecirc;ter&nbsp;en cas de difficult&eacute;s&nbsp;: sch&eacute;ma d&eacute;gressif (diminution de dose ou augmentation de l&rsquo;intervalle entre les prises)&#x002C; prise d&rsquo;un antiacide &laquo;&nbsp;de secours&nbsp;&raquo; ponctuellement en cas de plaintes [voir aussi <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/auditorium'>Auditorium &laquo;&nbsp;Utilisation prolong&eacute;e d&rsquo;IPP&nbsp;&raquo;<\/a>].<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2> Sources<\/h2>\n<p><span class='folia-referentie-tekst'><span class='folia-referentie-nummer'>1&nbsp;<\/span>Moayyedi P et al. for the COMPASS investigators&#x002C; Safety of Proton Pump Inhibitors Based on a Large&#x002C; Multiyear&#x002C; Randomized Trial of Patients Receiving Rivaroxaban or Aspirin&#x002C; Gastroenterology (2019)&#x002C; doi: <a href='https:\/\/doi.org\/10.1053\/j.gastro.2019.05.056'>https:\/\/doi.org\/10.1053\/j.gastro.2019.05.056<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>2&nbsp;<\/span>Gastrointestinal disease: observational study and randomised trial give conflicting evidence on association between long-term PPI use and increased risk of death. NICE Medicines Evidence Commentary. September 2019.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>3<\/span>&nbsp;Pirson L. Molenaar E. Protonpompremmers veilig genoeg? Pharma Selecta. November 2019.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>4<\/span>&nbsp;Soloway B. Proton-Pump Inhibitors Probably Are Safe for at Least 3 Years of Chronic Use. NEJM Journal Watch General Medicine 2019. December 30.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>5<\/span>&nbsp;Xie et al. Estimates of all cause mortality and cause specific mortality associated with proton pump inhibitors among US veterans: cohort study. BMJ 2019;365:l1580 <a href='https:\/\/dx.doi.org\/10.1136\/bmj.l1580'>https:\/\/dx.doi.org\/10.1136\/bmj.l1580<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>6<\/span>&nbsp;Serious harms with long-term PPI use in older adults. Therapeutics letter. June 2020. <a href='https:\/\/www.ti.ubc.ca\/2020\/06\/26\/126-serious-harms-with-long-term-ppi-use-in-older-adults\/'>https:\/\/www.ti.ubc.ca\/2020\/06\/26\/126-serious-harms-with-long-term-ppi-use-in-older-adults\/<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>7<\/span>&nbsp;Vahdatzade&#x002C; B.; de Vries&#x002C; R. Verhoogde mortaliteit bij protonpompremmers. Pharma Selecta. September 2019.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>8<\/span>&nbsp;Koretz&#x002C; Ronald L. In US veterans&#x002C; PPIs were linked to increased all-cause and some cause-specific mortality compared with H2-blockers. Annals of Internal Medicine (2019 Jan 1) 171 (6): JC35-JC35.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>9<\/span>&nbsp;Sun&#x002C; S. et al. (2017)&#x002C; Proton pump inhibitor monotherapy and the risk of cardiovascular events in patients with gastro\u2010esophageal reflux disease: a meta\u2010analysis. Neurogastroenterol. Motil.&#x002C; 29: e12926. <a href='https:\/\/doi.org\/10.1111\/nmo.12926'>https:\/\/doi.org\/10.1111\/nmo.12926<\/a>.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>10<\/span>&nbsp;Abrahami D&#x002C; McDonald EG&#x002C; Schnitzer ME&#x002C; Barkun AN&#x002C; Suissa S&#x002C; Azoulay L. Proton pump inhibitors and risk of gastric cancer: population-based cohort study. Gut 2021:gutjnl-2021-325097. <a href='https:\/\/doi.org\/10.1136\/gutjnl-2021-325097'>https:\/\/doi.org\/10.1136\/gutjnl-2021-325097<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>11<\/span>Wan Q&#x002C; Wu X&#x002C; Li N&#x002C; et al. Long-term proton pump inhibitors use and risk of gastric cancer: a meta-analysis of 926 386 participants. Gut 2019;68:762-764.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>12<\/span>&nbsp;Yuan&nbsp;J et al. Regular use of proton pump inhibitors and risk of type 2 diabetes: results from three prospective cohort&nbsp;studie. Gut Epub ahead of print: [please include Day Month Year]. doi:10.1136\/ gutjnl-2020-322557<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>13<\/span>&nbsp;Czarniak P&#x002C; et al. Proton pump inhibitors are associated with incident type 2 diabetes mellitus in a prospective population-based cohort study. Br J Clin Pharmacol. 2021 Dec 15. doi: 10.1111\/bcp.15182. Epub ahead of print. PMID: 34907592.<br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>14<\/span>&nbsp;Wang YH&#x002C; Wintzell V&#x002C; Ludvigsson JF&#x002C; et al. Association between proton pump inhibitor use and risk of asthma in children. JAMA Pediatr. 2021;175(4):394-403. <a href='https:\/\/jamanetwork.com\/journals\/jamapediatrics\/article-abstract\/2776162'>https:\/\/jamanetwork.com\/journals\/jamapediatrics\/article-abstract\/2776162<\/a><br \/> <span class='folia-referentie-nummer'>15<\/span>&nbsp;Proton Pump Inhibitors Associated With Increased Risks of Fractures and Asthma in Children. Worts pills&#x002C; best pills. 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Association of proton-pump inhibitor use with adverse health outcomes : A systematic umbrella review of meta-analysis of cohort studies and randomized controlled trials. <i>Br J Clin Pharmacol. <\/i>2021&nbsp;; 1-16. DOI: 10.1111\/bcp.15103.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les inhibiteurs de la pompe &agrave; protons (IPP) sont largement  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,40],"tags":[20213,20224],"class_list":["post-175409","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-2022-fr","tag-import_tags","tag-import_tags-nl"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175409","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175409"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175409\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":177991,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175409\/revisions\/177991"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175409"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175409"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.cbip.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175409"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}